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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 20:40

Ala-Eddine YAHIA 030

 

Après avoir été suspendu pour 6 matches suite à l’altercation avec le Sedanais Mamadou Diallo survenus dans le couloir des vestiaires à la fin du match RC Lens-Sedan (2-2, 31e journée de Ligue 2), Ala-Eddine Yahia postule de nouveau pour une place dan le groupe d’Eric Sikora pour la réception d’Istres ce vendredi soir (37e journée de Ligue 2, 20h30, diffusé en multiplex sur BeIN Sport 2). Jusqu’à présent muet sur épisode peu glorieux, le défenseur tunisien livre sa version des faits :

« J’ai très mal vécu cette suspension. Après le match, j’ai été victime d’une agression dans les vestiaires et j’ai répondu à cet acte lâche par des injures. Je n’aurai peut être pas dû réagir ainsi mais je me suis senti blessé. Je tiens à préciser que je n’ai pas agressé physiquement le joueur sedanais. Ce sont bien les insultes qui m’ont été reprochées par la commission de discipline. Nous avons tous les 2 écopé de 6 matches de suspension. Cette sanction m’a étonné car je considère avoir simplement répondu à une provocation. Et lorsque je m'aperçois que certains joueurs ne prennent que 2 matches de suspension pour une bagarre, je ne comprends pas. Mais cela appartient désormais au passé. Il me tarde à présent de rejouer avec mes coéquipiers.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 20:37

Gervais MARTEL 010

 

Si les informations concernant les investisseurs se font rares, nous vous indiquions ce mardi soir l’existence d’une piste azérie conduisant au Baghlan Group FCZO. Celle-ci est en fait directement à relier à Gervais Martel d’après le quotidien sportif L’Equipe. L’ancien président du Racing s’est en effet déplacé à plus d’une reprise en Azerbaïdjan pour discuter avec Hafiz Mammadov, président de ce grand groupe spécialisé dans les secteur de la banque, du gaz, de la construction et des transports. Egalement président du FC Bakou, ce Hafiz Mammadov songerait aussi à investir dans un club anglais en compagnie d’un trader français basé à  Londres. Certainement celui qui devait prêter de l’argent l’an dernier à Gervais Martel. Mais pour le moment, aucun accord écrit n'existe entre Hafiz Mammadov et l'ex-président du RC Lens.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 20:33

Logo RC Lens 002

 

S’agit-il d’une rumeur de plus ? En tout cas, la relation entre les 2 entités est bien établie. A savoir maintenant où elle mène. Est-ce l'investisseur annoncé ?

Depuis plusieurs semaines maintenant, le Président du FC Bakou, Hafiz Mammadov, évoque un rapprochement avec le RC Lens après avoir déjà signé une convention de partenariat avec l’Atletico Madrid en fin d’année 2012. Celle-ci permettrait au club espagnol de percevoir la somme de 20 millions d’euros sur 2 ans. En contrepartie, les Colchoneros ont déjà accueilli de jeunes footballeurs d’Azerbaïdjan et se sont mêmes déplacés le 30 avril dernier dans le Caucase pour y disputer un match amical remporté sur le score de 3-0.

Reste qu’à l’heure où l’arrivée d’investisseurs bat son plein au RC Lens, il convient également de souligner que Hafiz Mammadov est le président fondateur du Baghlan Group FCZO. Cette entreprise azérie, spécialisée dans des secteurs comme l’énergie, les transports et la construction, est basée à Dubaï. Or, Luc Dayan, actuel président du RC Lens et missionné par le Crédit Agricole pour la revente du club, a toujours entretenu de relations privilégiées dans les Emirats. Reste que pour le moment, le Racing, et on le comprend, reste muet sur le sujet et ne souhaite pas s’exprimer. Bien que jusqu'à présent, toutes les rumeurs avaient été démenties...

Une telle attitude laisse tout de même à penser qu’il y a anguille sous roche. D’ailleurs, le Baghlan Group FZCO semble vouloir utiliser le sport comme vecteur de communication. Certes, il sponsorise déjà logiquement les maillots du FC Bakou, club majeur en Azerbaïdjan, mais ses ambitions semblent aller plus loin. Hafiz Mammadov lâche d’ailleurs clairement : « Nous avons débuté notre coopération avec l’Atlético. Mais il y a aussi un autre club important en Europe. Sous peu, nous signerons un accord de coopération avec le club français de Lens ».  

Difficile d’être plus clair. D'autant que le logo du RC Lens est affiché sur la première page du site officiel du FC Bakou. Mais encore faut-il savoir comment cette coopération verra le jour. Simple partenariat entre les 2 clubs ? Engagement du Baghlan Group FCZO dans le capital du RC Lens ? Sponsoring maillot ? Nombre de possibilités existent. En tout cas, une chose est certaine, il n’y a pas de fumée sans feu. Et vendredi soir, alors que Luc Dayan a annoncé que les éventuels investisseurs se trouveraient présents pour Lens-Istres, inutile de dire que chacun tentera de débusquer Hafiz Mammadov dans les tribunes de Bollaert.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:19

Luc DAYAN 020

 

En marge de la rencontre entre Caen et Nantes ce lundi soir (0-1, 36e journée de Ligue 2), Jean-François Fortin s’en est pris ouvertement au RC Lens après la déroute subie à Guingamp vendredi dernier (7-0). En direct sur Eurosport, le président du Stade Malherbe a fait savoir qu’il n’avait pas apprécié le comportement des Sang et Or au stade du Roudourou et vise également l’attitude de Luc Dayan, le président artésien :

« Je voudrais en profiter pour m’adresser à Monsieur Dayan – président de Lens qui a jugé bon de s’excuser auprès de ses supporters – que l’élégance aurait été de s’excuser auprès du président de Nantes, de celui d’Angers, de Dijon et de moi-même ! Je suis surpris que ce genre d’attitude vienne du club de Lens. C’est un club que je connais depuis longtemps, que j’ai connu au travers de Gervais Martel … Je me demande si, sous sa présidence, un tel folklore aurait existé ! Je retiens les propos de l’entraîneur d’Angers qui s’est étonné que Lens n’a pas envoyé les U15 !  Je suis assez d’accord avec lui. Tant qu’à faire, ils auraient dû aller jusqu’aux U15. Au moins, comme ça, ça aurait été clair ! C’est lamentable ! »

Après avoir eu connaissance de ces propos, Luc Dayan a tenu à réagir et à remettre en place son homologue normand :

« Je trouve indécent ce genre de commentaires. L’équipe est entraînée par Eric Sikora qui a fait toute sa carrière à Lens. C’est quelqu’un dont on ne peut pas douter de l’intégrité. Prendre 7-0, ça a fait mal à tout le club. Le groupe est effondré par ce résultat. La composition d’équipe a été faite ainsi parce que 6 ou 7 de nos titulaires étaient soit blessés soit suspendus. […] Je trouve ça un peu fort de faire la référence à Gervais qui est en difficulté actuellement et qui n’a pas eu le soutien de tous les présidents de club. Ce genre de propos, c’est manquer d’une vraie grande intelligence. Monsieur Fortin devrait se regarder dans sa glace avant de dire ce genre de choses. Comme par hasard, c’est la seule personne qui s’est manifestée ainsi. Je connais bien le président d’Angers, le club de Nantes… Comment imaginer qu’on a pu combiner une histoire pareille ! Je réagis assez peu à ce qui se dit à droite et à gauche mais le club de Lens ne mérite pas ce genre de commentaires. »

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:26

Eric SIKORA 024

 

En s’inclinant 7-0 à Guingamp vendredi soir, le RC Lens a reçu une grosse claque. Tant sportive que mentale alors que l’avenir du club demeure incertain. Pour Eric Sikora, ce lourd et évitable revers remet un certain nombre d’éléments en place quant aux facultés de sa formation :

« On voit là le chemin qu’il y a encore à parcourir pour espérer ou revendiquer quelque chose de plus important. Cela répond à ceux qui espéraient nous voir prétendre jouer un autre rôle. On savait que ce serait difficile et nous sommes en plein dedans. C’est une déroute. Cela ne sert à rien de parler pendant des heures. On pleure, on est triste… Il y a des enseignements à tirer de cette saison. Dans les bons moments, nous étions tous contents. Là, la réalité se révèle plus difficile mais il ne faut pas tirer sur les joueurs. Nous sommes tous responsables et logés à la même enseigne. »

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:21

Marco ROSENFELDER 005

 

Arrivé il y a 2 ans en provenance de Strasbourg, Marco Rosenfelder ne poursuivra pas son aventure en Artois au-delà de la fin de son contrat en juin prochain. Le milieu évoque son échec en notre compagnie.

Marco Rosenfelder, comment envisagez-vous votre avenir alors le RC Lens a annoncé qu’il ne vous conserverait pas l’an prochain ?
Cette nouvelle se veut encore toute fraiche, je n’ai donc pas encore vraiment pensé à la prochaine étape de ma carrière. Sur ce point, je laisse mon agent œuvrer. Antoine Sibierski, le directeur sportif du club, et Christophe Raymond, l’entraîneur de la réserve, m’ont fait part de ce choix lors d’un bilan individuel de fin d’année. Mais au regard de la situation du club, je dois dire que je m’en doutais un peu. Je n’ai pas réussi à percer dans le monde professionnel au RC Lens, tant pis. A moi maintenant de m’en remettre et de rebondir ailleurs. J’ai tout à prouver et il ne faut surtout pas que je lâche même si cela représente un échec.

Vous ne semblez pas plus désabusé que cela ?
Je me dis forcément déçu de ne jamais avoir eu cette chance de m’exprimer avec les pros mais ce n’est pas pour autant que je nourris une rancune particulière. Je suis tombé sur un choix de coach et de dirigeants. Peut-être que mon style de jeu ne plait pas ou ne correspond pas aux critères actuellement recherchés au club. Peut-être aussi que je ne disposais pas des qualités requises pour m’imposer ici. La porte du RC Lens se referme avec la déception qui l’accompagne mais je me dois maintenant de réagir.

Que retenez-vous de cette expérience en Artois ?
A Lens, j’ai appris beaucoup et de tout le monde. J’ai pu voir l’ambiance et l’état d’esprit qui habite ce club. C’était génial. Que dire également des infrastructures… Ensuite, je dois dire qu’au niveau mental, le fait de peu jouer m’a permis de me forger un peu plus dans ce registre. Après, je regrette non seulement de ne pas avoir eu l’opportunité de démontrer mes capacités mais aussi de ne pas avoir foulé la pelouse de Bollaert. Jouer en CFA, c’est bien mais cela apparait toujours comme une frustration de ne pas être appelé à l’étage supérieur. Reste que je quitte le RC Lens mais la vie ne se termine pas pour autant.

Avez-vous déjà tourné la page ?
Du tout. J’entends donner mon maximum en cette fin de saison pour sauver l’équipe réserve en CFA. De ce côté, je n’ai pas envie de partir avec des regrets. A nous de produire les efforts les uns pour les autres. En respectant cette ligne de conduite, nous ne pouvons que nous en sortir. Et puis, je n’oublie pas non plus que, dans mon intérêt personnel, je me dois de briller sur le terrain si je souhaite trouver un nouveau club.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:17

Anthony ROGIE 007

 

En fin de contrat professionnel en juin, Anthony Rogie quittera le RC Lens. Le milieu explique les conditions de son départ.

Anthony Rogie, pourquoi votre contrat au RC Lens n’a pas été renouvelé ?
Il y a 3 semaines Antoine Sibierski et moi nous sommes rencontrés. Nous avions jusque-là discuté d’une éventuelle prolongation sur 2 saisons. Mais avec recul, nous avons pensé qu’il ne s’agissait pas forcément de la bonne solution et, qu’à mon âge, il fallait que je joue et voie autre chose. Alors, même s’il s’agit de mon club de cœur, nous avons conclu ce départ.

Ne regrettez-vous pas cette décision ?
J’éprouve forcément des regrets car j’aurais souhaité réussir au RC Lens. Mais si je n’y suis pas parvenu, peut-être est-ce parce qu’il me manquait quelque chose, que je ne rentrais pas dans les plans ou que mon jeu ne correspondait pas. Reste que je part quelque peu chagriné dans le sens où, après avoir effectué toute ma formation au Racing, le club ne va rien toucher puisque je le quitte libre. Vraiment, cela m’embête. Aussi, les dirigeants ont tenu compte que j’avais besoin de jouer et, qu’à mon poste, ils possédaient déjà de bons éléments.


Quels souvenirs du RC Lens conserveraient vous ?
En premier lieu, le titre de champion de France U18 sous la conduite d’Eric Assadourian en 2009. C’était le top ! D’autant que le RC Lens n’avait plus gagné grand-chose depuis longtemps. Après cela, plusieurs membres de notre génération ont signé professionnels. Certes, peu ont percé au club mais beaucoup évoluent aujourd’hui en Ligue 2 comme Bilal Hamdi à Laval ou dans d’autres bonnes formations comme Steven Joseph-Monsore à Genk. Cela me prouve que l’on peut aussi réussir ailleurs qu’à Lens. En tout cas, Eric Assadourian restera pour moi, un coach incontournable de ma jeune carrière.

Vous avez aussi connu la Ligue 2 à Bollaert…
C’est vrai. Mais à l’époque, l’équipe restait sur 2 revers 4-0 contre Monaco (8e journée de Ligue 2) et Nantes (9e journée). Nous nous trouvons donc dans une passe délicate et j’ai vite ressenti la pression mise par Bollaert. Reste que j’ai apprécié ces instants. Désormais, une page se tourne. Certains de mes potes ont déjà quitté le Racing, mais il m’en reste encore à la Gaillette. Et cela me gêne de les quitter.

Comment voyez-vous votre avenir désormais ?
Différentes formations de Ligue 2 se sont déjà rapprochées (Angers, Laval, Arles-Avignon mais aussi Evian en Ligue 1). Mais pour l’instant rien n’est bouclé. Il faut attendre la fin de saison et voir comment les classements de ces équipes vont évoluer. D’ici une quinzaine de jours, je pense pouvoir être fixé de ce côté.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 09:59

Luc DAYAN 001

 

Après la défaite 7-0 du RC Lens à Guingamp ce vendredi soir, Luc Dayan a tenu à réagir et rassurer tout l’environnement du club.

« Ce résultat est inexcusable mais explicable : groupe décimé (absences de Le Moigne, Yahia, Touré, Thouzgar, Ducasse…), long déplacement sans enjeu pour notre classement, face à une équipe qui joue la montée et qui a besoin d’un goal-average favorable, le tout dans un climat de démobilisation ponctuel avec 2 jours fériés qui se suivaient (8 Mai et Ascension).

Nous en sommes tous responsables, moi compris, et je présente mes excuses aux supporters et à tous ceux qui aiment et supportent ce Club.

J’en suis meurtri car ce résultat désastreux marque les esprits au moment même où tout est enfin réuni techniquement
(rénovation Bollaert-Delelis entamée, comptes en voie d’assainissement, image restaurée... jusque-là !), pour que le RC LENS reparte pour un nouveau cycle vertueux.

Simplement, j’affirme ici que ce n’est pas le moment de se désolidariser de nos joueurs et du staff. Ils ont fait de leur mieux cette saison, ont rempli les objectifs fixés par la direction du club
(maintien en L2), malgré une préparation de la saison qui a été grandement perturbée par les discussions entre Gervais Martel et le Crédit Agricole.

Enfin, il ne faut pas que ce score «
spectaculaire » nous (dans ce « nous », je mets les supporters, les salariés, les partenaires du Club, les joueurs, le staff technique) fasse perdre de vue l’essentiel, à savoir la pérennité du Club et de « l’institution » qu’est le RC LENS.

A ce sujet, je confirme que les investisseurs intéressés le sont toujours, et qu’ils seront
présents à Bollaert-Delelis lors de Lens-Istres. Le calendrier est respecté et l’objectif est et reste le même, à savoir « boucler » le dossier pour préparer la prochaine saison dans les meilleurs conditions, et à tout le moins avant le passage en DNCG prévu le 12 juin. »

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 21:58

Logo RC Lens-Guingamp 001

 

Ce vendredi soir, pour le compte de la 36e journée de Ligue 2, le RC Lens s’est incliné 7-0 à Guingamp au stade du Roudourou. Les buteurs de l’EAG se nomment Mustapha Yatabaré (7’, 23’, 71’), Nicolas Saint-Ruf contre son camp (10’), Christophe Mandanne (29’, 55’) et Ladislas Douniama (85’). A noter que Christophe Mandanne a manqué un penalty à la 90’. Après cette humiliante défaite, le Racing occupe toujours la 11e place du classement avec 44 points.

 

Vivement la saison prochaine...

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 21:53

Supporters lensois 038

 

Quel Sang et Or ne se souvient pas du 9 mai 1998 ? LE jour de gloire par excellence du RC Lens. Ce but de Yoann Lachor, cette nuit magique... si proche et si loin. Comme chaque année au travers de ce même article, plein d’émotions et de souvenirs, nous vous permettons de revivre cette nuit fantastique.

9 mai 1998, Lens se rend à Auxerre avec un seul objectif en tête, remporter le premier titre de champion de France de son histoire. Battu sur le score de 2-1 par le PSG le week-end précédent pour la première finale de la Coupe de France au Stade de France, les Sang et Or sont bien décidés à ne pas vivre une semaine noire. Il faut dire qu’au moment d’entrer sur la pelouse du stade Abbé-Deschamps, les hommes de coach Leclercq occupent la première place du championnat avec 2 points d’avance. Une position récente puisque, placés discrètement en embuscade depuis le début de saison, ce n’est qu’à 5 journées de la fin qu’ils ont bifurqué en tête, laissant auparavant Marseille, Monaco, Paris et Metz sous les feux de la rampe. Grâce à un Anto Drobnjak des grands jours et auteur d’un doublé, les Lensois s’imposaient alors à Metz dans le match au sommet de la saison puisque les Lorrains portaient alors le costume de leaders et avaient déjà remporté le titre honorifique de champion d’automne. La course poursuite entre les 2 clubs pouvait commencer.

Un scénario dramatique

Chacun ayant remporté les 3 matches suivants cette affiche, tout allait se décider lors de la dernière journée de championnat. Auréolés d’un époustouflant 5-1 à Bollaert contre Bastia, lors de l’avant-dernière levée, les Lensois possédaient quasiment un 3e point d’avance tant leur goal-average s’avérait supérieur à celui des Messins de Joël Müller. Autrement dit un simple match nul suffisait à la bande à Vairelles pour s’octroyer le championnat alors que les Lorrains se devaient à tout prix de gagner à domicile pour espérer. Plus facile à dire qu’à faire ! Pour ce dénouement, pas question d’une simple formalité ni pour Lens ni pour Metz. Le sort les oppose respectivement à Auxerre et Lyon, tous 2 encore à la lutte pour le dernier accessit direct en Coupe de l’UEFA. Et tout démarre mal pour Lens ! Le quart de jeu pas encore passé, que Sabri Lamouchi ouvre le score pour les Bourguignons ! Bien servi dans l’axe après une belle combinaison en triangle, la frappe tendue du cou du pied droit des 20 mètres du numéro 7 ajaïste se loge dans le petit filet droit de Guillaume Warmuz. Coup de massue et de théâtre, à la même minute Metz met la pression sur les Sang et Or en ouvrant le score à Saint-Symphorien par l’intermédiaire de Bruno Rodriguez et prend virtuellement la tête du classement.

Le but du siècle

Mais face à la robuste équipe de Guy Roux, emmenée par son attaquant Stéphane Guivarch, meilleur buteur du championnat avec 21 réalisations, les Lensois ne lâchent rien. Pour revenir au score, Tony Vairelles s'essaie mais Charbonnier repousse ses tentatives. Solidarité, abnégation, collectif… Toutes ces valeurs sont récompensées à la 53e minute de jeu. Dans le camp auxerrois, à peine au-delà du rond central, Frédéric Déhu aperçoit l’appel en profondeur de Yoann Lachor. Le latéral gauche dans son couloir prend de vitesse la défense bourguignonne. Millimétré le ballon lui arrive dans les pieds à l’angle des 6 mètres. Que faire pour le jeune lensois âgé de 22 ans et dont il s’agit du premier exercice complet à ce niveau ? Il lève la tête. Personne au premier poteau. Personne au second. En retrait ? Tout le monde est marqué ! Yoann Lachor prend alors ses responsabilités. Il ne se pose pas de question. Le plat du pied gauche ! Sécurité. Les dixièmes de seconde ralentissent. Le ballon est cadré. Le temps se fige. Cool est battu. La sphère passe entre ses jambes. Le frisson traverse les Sang et Or. Le cuir franchit la ligne et touche les filets ! Instant magique : 1-1. Lens revient. Lachor exulte, fait l’avion. Formé à Lens, il entre dans la légende. Vairelles le congratule le premier. Drobnjak, les rejoint, Ziani… Dans le parcage, c’est le KO ! Lachor devient l’emblème et le buteur historique d’un titre pas encore acquis.

C'est fait, Lens est champion de France !

La partie continue. Lens ne s’arrête plus. Il reste 37 minutes à jouer. Une éternité ! Véritable rouleau compresseur, l’équipe lensoise continue d’attaquer, ne refuse pas le jeu. Insouciante. Inconsciente peut-être même. Le chronomètre qui s’écoulait si vite à 1-0 tourne maintenant au ralenti. Minute par minute. Seconde par seconde. A Metz, plus rien ne sera marqué. Il faut que Lens tienne. Que Lens n’encaisse surtout pas un 2e but. Dans les tribunes les visages se crispent. La sueur perle sur les fronts. Sur le terrain, les plus anciens retiennent les jeunes. Ne pas partir à l’abordage. Défendre, aussi. On entre dans les arrêts de jeu. Interminable. Et puis le soulagement, la délivrance, la joie, les larmes, la fête, le champagne… Les 3 coups de sifflets finaux ou plutôt les 3 coups de brigadier du théâtre des rêves. Lens est Champion de France ! Dans un premiers temps, les joueurs s’accolent, se voient félicités par les Auxerrois. Ensuite, ils réalisent et explosent. Chez les supportes, on a déjà chaviré dans l’ivresse. A Auxerre, l’équipe communie avec ses irréductibles. A Lens, la ville fourmille déjà, les klaxons retentissent. Une nuit interminable commence.

Lens en lévitation

Alors que les joueurs savourent dans leur vestiaire avant de reprendre l’avion, ils n’imaginent pas une seconde la marée humaine qui les attend à Lens. Sur la place du Cantin, sur le boulevard Basly, à la gare, au pont Césarine… Lens est en trance. Drapeaux, écharpes, maillots… Le Sang et Or est roi. Et puis ? Bollaert ! Tous à Bollaert ! Reconstruit à neuf et inauguré quelques mois avant (le 11 octobre 1997 pour France Afrique du Sud : 1-0), l’enceinte Sang et Or est prise d’assaut. Tout est fermé, verrouillé à clé. Les premières grilles sont alors pliées, puis les autres ouvertes devant la ferveur populaire. C’est une marée humaine de 30 000 âmes qui s’empare de Bollaert. Les chants retentissent dans cette nuit noire. Frissons, émotions et une seule question dans toutes les têtes : « quand arrivent les joueurs ? » Personne ne le sait. Réquisitionné par le préfet de police, seul au milieu de la pelouse, un homme fait patienter tout un stade. Son heure de gloire ! Son nom ? Malik Duroy. (Hé oui, aujourd’hui Chef de Publication de Lensois.com) Et il va tenir le bougre ! Jusqu’à 3 heures du matin 4 longues heures à contenir cette joie pour quelle explose au bon moment. A l’arrivée de ces héros. Les voilà ! Escortés par une liesse populaire depuis l’aéroport de Lesquin, ils pénètrent dans leur stade Bollaert. Sans une seule concertation, tout le monde debout, écharpes tendues, les yeux mouillés : LA « Lensoise ». Cette « Lensoise » démente. Cette « Lensoise » entonnée à l’unisson par 30 000 chœurs. Cette « Lensoise » électrique qui vous prend dans le bas du dos et frissonne le long de votre colonne vertébrale. Cette « Lensoise » qui par un clair de lune émoustille toute une ville, berce toute une région et qui aujourd’hui encore nous donne la chaire de poule. Vous ne rêvez pas, cette « Lensoise » merveilleuse, cette communion unique entre cette équipe de Lens et ses supporters, c’était il y a 15 ans. Déjà ! Mais à jamais, cette « Lensoise » est gravée de manière indélébile dans nos cœurs, dans nos têtes, dans nos esprits.

Le groupe : Guillaume Warmuz, Eric Sikora, Jean-Guy Wallemme, Cyril Magnier, Frédéric Déhu, Yohan Lachor, Hervé Arséne, Mickaël Débève, Wilson Oruma, Philippe Brunel, Vladimir Smicer, Tony Vairelles, Stéphane Ziani, Anto Drobnjak, Wagneau Eloi, Romain Pitau, Christophe Marichez, José Pierre-Fanfan, Xavier Méride, Aboubakar Sankharé, et le regretté Marc-Vivien Foé

Les dirigeants : Daniel Leclercq, François Brisson, André Lannoy, Gervais Martel

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